RDC : la conclusion d’un programme avec le FMI déterminera la décision de tous les autres partenaires

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La conclusion de nouveaux programmes d’appui par les institutions financières internationales dépend de l’issue des échanges entre le gouvernement et le Fonds Monétaire International (FMI). C’est ce qu’a déclaré Freddy Matungulu, un des administrateurs de la Banque africaine de développement (BAD), à l’issue de sa mission de trois jours en RDC.

« Le pari consiste à convenir d’un programme soutenu par le Fonds Monétaire International étant donné que, comme vous le savez, tous les autres partenaires au développement vont inscrire leurs interventions dans ce cadre-là », a t-il déclaré au cours d’une conférence de presse organisée ce jeudi à Kinshasa.

Il alerte également sur les enjeux de ces négociations avec le FMI.

« Nous pensons que les difficultés et éventuellement l’impossibilité d’arriver à mettre en place un tel programme aurait des implications dans le comportement des autres partenaires au développement de la nation », a t-il ajouté.

Il faut rappeler également que même pour la Banque mondiale, pour les appuis budgétaires, il faudra attendre. Elle les conditionne également aux réformes en matières de gouvernance économique.

De son côté, le FMI est toujours en discussion avec les autorités congolaises. A l’issue de la mission de consultation au titre de l’article IV du 22 mai au 5 juin à Kinshasa et à Lubumbashi, les experts du FMI avaient insisté sur l’urgence pour la RDC de mettre en place des réformes transformationnelles destinées à renforcer les finances publiques, à stimuler la croissance du secteur non extractif, à lutter contre la corruption et à lutter contre la corruption, réduire la pauvreté généralisée. Pour eux, la lutte contre la corruption et l’amélioration de la gouvernance étaient essentiels pour renforcer l’efficacité des dépenses publiques et les perspectives de croissance. Ils avaient également exhorté les autorités à accélérer l’adoption de la loi anti-corruption et de la loi portant création d’une commission anti-corruption indépendante.

Et pour renforcer la transparence et la responsabilisation dans la gestion des ressources naturelles, ils avaient appelé à la mise en adjudication publique des actifs miniers, à la publication de tous les contrats miniers, à la divulgation de la propriété réelle des contractants et à la publication des états financiers vérifiés des entreprises d’État.

Et depuis, plusieurs missions ont été effectuées à Kinshasa. La dernière en date, c’est celle qui s’est déroulée cette semaine. Elle portait notamment sur la nécessité d’augmenter les réserves de change.



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