Kongo Central : Une dizaine d’agents du personnel administratif révoqués du gouvernorat

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Une dizaine d’agents du personnel administratif du gouvernorat du Kongo Central dont 6 femmes, ont été révoqués de leurs fonctions, depuis le mercredi 8 janvier dernier par le gouverneur Atou Matubuana. Les concernés dénoncent la procédure utilisée pour les mettre dehors sans notification ni indemnités de sortie. Ils disent également accumuler des arriérés de salaire à leur départ.

« Le Chef de l’État dans sa vision prône pour l’unité nationale et la cohésion provinciale, ce qui n’est pas le cas au Kongo Central. Je ne regrette pas mon départ, mais ce que je dénonce et ce qui est déplorable, c’est la manière utilisée pour faire partir ces agents qui ont rendu des loyaux services et cela pendant plusieurs années. Le directeur de cabinet du Gouverneur, devrait convoquer une réunion et préparer les esprits des uns et des autres, en garantissant le paiement de nos arriérés de salaire et se prononcer également sur nos indemnités de sortie », a déclaré à ACTUALITE.CD, l’une de révoqués, Claudelle Pemba Kiadi.

Claudelle Pemba s’inquiète de ne pas être en possession de la notification pour la permettre d’attaquer la décision en justice.

« C’est inquiétant quand l’autorité refuse de nous notifier notre révocation. En nous privant de cet acte, il nous empêche même d’exercer un éventuel recours administratif. C’est inacceptable et humiliant. Imagine, on arrive au bureau, un policier détient une liste où sont repris les noms de vos remplaçants. Le policier vous demande de vérifier si votre nom figure sur la liste, si vous n’êtes pas repris il vous demande de sortir du bâtiment. Ce traitement est inacceptable d’autant plus que notre pays a ratifié plusieurs instruments juridiques internationaux », a-t-elle ajouté.

Contacté par ACTUALITE.CD, Jules Tsumbu, conseiller en communication du gouverneur de province, a dit que les notifications suivent la procédure administrative. Il a aussi coupé court à cette décision que les uns qualifient de tribale.

« Dans un cabinet politique, il n’existe pas un contrat de travail, mais un contrat de confiance. Dès lors que l’autorité juge de mettre fin à la confiance qu’elle a placée en vous, vous êtes obligé de partir. Quant à leur notification, ce n’est qu’une lenteur administrative, ils seront notifiés. A tous ceux qui racontent que, c’est une chasse aux sorciers et un règlement de compte ethnique, c’est faux», a réagi Jules Tsumbu.

Ceci se déroule pendant que le gouverneur Atou Matubuana déchu par l’assemblée provinciale continue d’exercer ses fonctions. M. Atou et le président de l’assemblée provinciale devraient être entendus comme les deux autres autorités de province de l’Ituri, Sankuru et Haut-Lomami par le vice-premier ministre, ministre de la justice et garde des sceaux qui dirige la commission ad hoc institué par le gouvernement pour trouver des solutions aux crises qui frappent ces institutions provinciales.

Dany KINDA-N’ZITA, à Matadi



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