Gratuité de l’enseignement : Il faut éviter de piéger le chef de l’Etat, nous n’avons pas à ce jour la capacité de dégager chaque mois 233 millions USD (Lutundula)

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Dans le projet de loi de finances de l’exercice 2020 évalué à 10 milliards USD, 11,3% soit 1,13 milliard USD sont réservés à la gratuité de l’enseignement primaire.

Lors de la plénière de lundi 18 novembre à l’Assemblée nationale qui accueillait le Premier ministre Ilunga Ilunkamba pour présenter l’économie du projet de loi de finances, le député Christophe Lutundula a plaidé pour un encadrement de la mesure de gratuité pour sa réussite, afin que la décision du chef de l’Etat ne devrait pas retourner contre ce dernier.

« Personne n’est contre la gratuité de l’enseignement, c’est l’article 43 de la constitution. Nous devons féliciter le Chef de l’Etat qui a déterré ce dossier qui était oublié et qui est déterminé à poursuivre en appliquant intégralement la gratuité de l’enseignement. Mais, il faut éviter l’effet de boomerang. Il faut éviter de dresser un piège dans lequel le Président, le Chef de l’Etat et son gouvernement vont s’enfermer et qu’à la fin on dise qu’il nous a trompé. Je vais dire qu’il faut encadrer. Nous n’avons pas à ce jour la capacité de dégager chaque mois 233 Millions USD, ce chiffre ne vient pas de moi. Vous allez trouver cet argent où ? N’en déplaise à ceux qui pensent qu’il y a l’argent quelque part. », a déclaré Christophe Lutundula.

L’ancien premier vice-président de la chambre basse du parlement suggère l’organisation d’une concertation, d’un dialogue entre les acteurs pour faire aboutir cette « courageuse décision » du Président de la République sans que cela n’impacte négativement la qualité d’enseignement. Il suggère l’application progressive de cette gratuité.

« Mais, il y a beaucoup de choses à résoudre maintenant. Il y a les non-mécanisés, les nouvelles unités (…) il ne faut pas qu’on arrête, il faut y aller progressivement peut-être dans deux ans on aura résolu tous ces problèmes pour éviter les dégâts collatéraux qui impacteront la qualité de l’enseignement. Aujourd’hui les dégâts collatéraux c’est quoi ? Ce sont des grèves, parce que les enseignants n’ont plus ce qu’ils devaient avoir. Mieux vaut avoir des enfants bien instruits. Il ne faut pas avoir des états d’âmes, ce sont des problèmes vrais. Il faut raisonner, se concerter un peu comme ce que le Cardinal Ambongo a dit hier. », a souhaité le vice-président du G7.

La part allouée à la gratuité permettra de prendre en charge 542 834 enseignants. Un effectif du personnel enseignant de 410 220 était déjà pris en charge par le trésor public. Dans le projet de loi des finances 2020, le premier ministre alloue 11,3 % à la gratuité de l’Enseignement.

                                                                                                                                                              Berith Yakitenge



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