Déjà treize au départ (et pas encore le maire sortant)

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La mairie de Montpellier, objet de toutes les convoitises. — Jérôme Diesnis / Agence Maxele Presse
  • A ce jour, ils sont treize candidats potentiels aux élections municipales de Montpellier. C’est déjà quatre de plus qu’en 2014.
  • Le maire sortant Philippe Saurel (DVG) n’a pas encore officiellement annoncé son intention de se représenter.
  • Ils sont trois à briguer l’investiture de LREM, qui pourrait aussi laisser la voie libre à Philippe Saurel. La gauche devrait se présenter éclatée.

A un peu moins de cinq mois des élections municipales à Montpellier (les 15 et 22 mars 2020), la liste des candidats est toujours aussi longue. 20 Minutes a relevé à ce jour au moins treize candidats. Tous n’iront pas au bout, mais c’est pour le moment quatre de plus qu’en 2014. Il y a cinq ans et demi, la liste emmenée par Philippe Saurel (DVG) s’était imposée (avec 37,54 % des suffrages exprimés) dans une
quadrangulaire devant celles de Jean-Pierre Moure (Union de la gauche, 27,39 %), Jacques Domergue (Union de la droite, 25,87 %) et France Jamet (FN, 9,18 %).

Le mois d’octobre a été marqué par les primaires citoyennes à EELV, remportées par Clothilde Ollier, aux dépens de Jean-Louis Roumégas. La méthode est dénoncée par Thierry Teulade, militant écologiste, qui entend organiser ses propres primaires le 16 novembre.

EELV, qu’un sondage BVA/La Tribune/Public Sénat place au coude-à-coude avec le maire sortant Philippe Saurel (DVG), est très courtisé. Par l’ex-adjoint à l’urbanisme et à la culture d’Hélène Mandroux, Michaël Delafosse (PS), également soutenu par le PCF. Mais aussi par le mouvement Confluences qui milite pour une liste unique à la gauche du PS. « Nous pensons qu’on ne peut pas y aller tout seul. Plusieurs listes à gauche sont annoncées. Il faut se rassembler », précise Marc Le Tourneur (LFI).

Sans doute pas de tête de liste pour La France insoumise

La France insoumise ne devrait pas présenter de candidat en son nom. De son côté, le NPA « est attentif à ce qu’il se passe et n’a pas décidé de présenter ou non une tête de liste », précise Martine Granier, en charge des relations presse du parti dans l’Hérault. Lutte ouvrière sait en revanche qu’elle sera du combat, avec sans doute Maurice Chaynes en tête de gondole : « Nous voulons que le courant communiste et révolutionnaire soit représenté », note Morgane Lachiver, déjà numéro deux sur la liste du parti trotskyste en 2014.

A gauche toujours, Nous Sommes a décidé de « prendre les choses à l’envers, évoque Sébastien Martareche, l’un de ses membres. 135 candidats se sont inscrits sur une plate-forme en ligne. Les 65 personnes choisies par un comité composé de dix personnes, décideront elles-mêmes de l’ordonnancement sur la liste. »

Trois candidats pour l’investiture LREM… plus un

Le 12 septembre, Anne Brissaud a été désignée par la commission nationale d’investiture Les Centristes – Nouveau Centre. Comme elle,
Alex Larue est conseiller municipal d’opposition. Il mènera la liste des Républicains. Adoubé par le RN, Olaf Rokvam est neuf en politique à Montpellier.

Reste à connaître la position de La République en marche, l’une des clés de ce scrutin local. Elle pourrait apporter un soutien tacite au maire Philippe Saurel (pas officiellement candidat à sa réélection à ce jour), macron-compatible. Mais ce choix est rejeté par le responsable des jeunes avec Macron, Romain Subirats et le député
Patrick Vignal, tous deux candidats à l’investiture. Quitte à agiter des menaces de dissidence. Le patron multimillionnaire
Mohed Altrad a lui aussi demandé à porter l’étendard LREM. « C’est au conseil national d’investiture que reviendra le choix pour Montpellier », évoque Jérôme Toulza, référent de l’Hérault pour le parti présidentiel.

Plaintes, suspensions, démissions…

Ex-marcheur, Thierry Tsagalos a été suspendu du mouvement en septembre après avoir qualifié l’adjointe au maire Titina Dasylva, de « jolie mannequin noire » sur les réseaux sociaux. Le créateur sur Facebook de la page « Montpellier politique » s’apprête à entrer dans la danse.

Suspendu de son côté de sa délégation d’adjoint à l’écologie urbaine en 2016, avoir été accusé de violences par une autre adjointe, Samira Salomon,
Christophe Cour est depuis dans l’opposition. « La plainte de madame Salomon a été classée sans suite par le Procureur de la République. En revanche, j’ai de mon côté déposé plainte contre X pour dénonciation calomnieuse. Elle est en cours d’instruction », évoque-t-il. Le chef d’entreprise veut porter une liste citoyenne et développer l’économie verte.



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